mercredi 1 juillet 2009

marathon du Mont Blanc 2009 : c'est pas de la crème

Je viens de passer un séjour inoubliable à tout point de vue, j'ai savouré à chaque instant cette aventure !

J-3 : Une arrivée ça s'arrose !
Après 8 heures de train la pluie m'accueille chaleureusement à chamonix, sympa ça !Directos au gîte " Le chamoniard volant " que je retrouve 13ans après une prépa d'ascension du Mont Blanc ( inoubliable, mais c'est une autre histoire )Je loge dans une chambre à 6 avec des écossais et des tchèques, bonjour mon anglais pour se faire comprendre !Quand ils ont compris ce que je suis venu faire, je me souviens de mots comme "difficult", "crazy", "hard".......au dodo à 21 heures

J-2 : La tête dans les nuages !
Levé à 6 heures et un p'tit dej avalé en vitesse, direction la piste de ski de fond pour humer l'air frais des Alpes.Je suis le 1er à retirer mon dossard à 10 heures ( sans oublier qu'avant j'ai fait des achats de chocolats suisses, génépi et autres ....)Le t-shirt est superbe, certains marathons feraient bien de prendre exemple ( y'en a un qui commence par P.....)ensuite direction la mer de glace par le train-train ( magnifique point de vue, réchauffement climatique confirmé.....)j'enchaîne avec l'aiguille du midi, et là je me trouve au-dessus des nuages avec une vue rapprochée du Mont-Blanc, superrrrrbe !je croise jjboy45800, sa femme et ses amis au marathon expo dans l'après-midi, et ensuite je passe une "soirée gouteur de pâtes" au Bartavel avec sjaubert et sa famille.

J-1 : pasta et tutti quanti
Levé à 4h45, je file au site d'atterrissage du parapente pour le départ du crossensuite séance photo et vidéo avec la jjboy's band qui ont fait le 10kmEn allant à Plan Praz je croise sjaubert et sa famille qui vont à leur tour en prendre plein les yeux ( aiguille du midi et mer de glace ).Arrivé là-haut j'ai la chance d'assister à l'arrivée du cross très serré ( filmé ), d'ailleurs le public était présent.De retour en bas le dej se passe avec marmotte01 et coucourdejeau, un moment sympa.Repos dodo l'après-midi et je retrouve tout le monde à la pasta, en faisant la connaissance du cousin .Les discussions portent sur la course bien sur mais aussi sur les post de Catson sur les aventures de Pompier22 et Basilio au Morbihan.

A 30mn du départ : motivations et recueillement
séance photo où on s'est tous retrouvé ( d'ailleurs le photographe officiel nous a aussi pris, clm vedettes ! )le briefing commence par 1mn de silence suite au drame du Mercantour et rappelle les impératifs écolo et barrières horaires



Chamonix-Vallorcine : Pas si facile que ça !
Une fois le départ donné, j'essaie de suivre lecousin, coucourdejeau et joker, mais je suffoque !Je décide de ralentir et de faire à un rythme qui me convienne.Les 4ers kilomètres sont animés par l'hélico qui nous escorte.J'apprécie la fraicheur de la forêt car je sais que le soleil nous attend ( bien joué joker ! ), pas de nuages !une successions de montées et de descentes m'incite à ralentir car je veux vraiment garder la lucidité de filmer et photographier.Je suis récompensé en piégeant joker, il se vengera 2km plus loin !l'ambiance est bonne et les supporters ont fait le déplacement, galvanisant !Grisant de courir dans cette nature !au km17 les vaches ont décidé de faire le barrage ( tu vois de quoi je parle basilio ! ) mais heureusement les coureurs à bâton forcent le passage !au ravito du km18 c'est la fête et je refait le plein du camelbag ( déjà 2 litres d'eau bus ), de saucissons et de pains d'épices.

Vallorcine-Aiguilles des posettes : Le mur !
En voyant joker et les autres concurrants faires grise mini au virage à gauche, je m'attend au pire !mama mia ! c'est pas une côte ça ! j'aurai du amener le piolet !et pendant 6km je n'arrive pas à courir et j'entends des plaintes du style : " mais j'étais mieux au marathon de Zermatt ! "en arrivant aux alpages je me crois arrivé à la fin de la montée, le ravitaillement du km 23 me fait du bien.A cet instant je déguste mes derniers aliments solides mais je ne le sais pas encore.Et là c'est le deuxième effet kiss-cool, je vois des points blancs serpenter encore plus haut, pffffff !Tant bien que mal j'arrive au sommet de cette difficulté énorrrrrrme ( 930m de D+ )

Descente de l'aiguille des posettes : en haut !: en bas ! à gauche ! à droite !
La descente se passe très bien, à condition de regarder où on met les pieds, interdit d'admirer le paysage sous peine de chutte !je rejoins joker et maintenant je peux dire que si j'ai bien aimé un endroit à cette course, c'est cette descente !.J'étais tellement à l'aise que j'ai pu filmer la descente pendant 5 minutes ( je peux vous dire que ça vaut le coup, n'est-ce pas coucourdejeau ? ) !Je ne crains rien et arrive rapidos en bas.Et là un problème de taille nous attends, pas de vent mais un cagnard digne d'un sauna !je me traîne péniblement au ravitos du km31 pensant qu'un réconfort alimentaire me fera terminer la course comme il se doit.Sauf que c'est là qu'arrive le tournant de ma course, tout ce que j'avale je le vomis, et rien à faire.Çà me fait drôle d'avoir la sensation d'avoir faim, mais de ne pas pouvoir avaler.......voilà un paramètre à prendre en compte, et c'est un réel handicap pour la suite !

Montée à la Flégère : Mais qu'est-ce que je fous là ?
Comme je m'en doutais, quand je marche vite ma tête tourne, et je suis obligé de réduire mon allure sinon c'est l'abandon ( dans cette montée j'ai même songé à rendre les armes à La Flégère ) Finalement je trouve mon rythme à 3km/h.Mais cette montée est un cauchemard, on est au milieu du bois, et quant on termine une corniche qui monte avec des sapins, et vlan en voilà une autre.Tel des pénitents nous montons en silence.Arrivé en face de la mer de Glace je sais que nous sommes en-dessous de La Flégère mais c'est bizzarre y'a que des sapins, j'ai un mauvais présentiment.........Et il se confirme avec une montée digne du mur des posettes, sauf que là c'est en plein soleil. Un cri effrayant déchire le silence, tel une épée à deux tranchants : " MAIS QU'EST-CE QUE JE FOUS LA ? "C'est joker qui évacue sa colère.pour l'anecdote les 250 concurrents qui m'ont doublé se sont demandés qui était l'auteur de ce gémissement, ça a alimenté la conversation de la fin de la course !mais bon La Flégère n'est toujours pas atteinte.Au bon d'un long moment je vois les alpages, j'entends des cris d'encouragements, mais pas de chalets !De longues pauses ponctues mes arrets, et ce à chaque zig et chaque zag !n'y croyant plus j'attends je ne sais trop comment le chalet tant espéré, et c'est un réconfort que nous réservent les bénévoles !Ils nous encouragent, nous disent que la pire difficulté est passée et qu'on peut le faire.après une longue pose boisson maxim je décide de repartir avec marmotte01, le danger de la barrière horaire écarté ( ouf ! quel soulagement ! ça booste, que dis-je, ça dope ! )

Montée à Plan Praz : Ma santé avant tout !
Dès le début de la dernière difficulté je me sens mieux, mais je ne peux toujours pas manger de solide ( décidément.....) Je prends la décision de ne pas courir, afin de ne pas risquer de chute, d'hypo ou de je ne sais quoi.La stratégie est payante car je filme et photographie à nouveau.La dernière difficulté se passe sans encombre, en plus on entend le speaker de loin.C'est comme ça que je savais que joker est arrivé quand j'étais au km40 et marmotte01 à 800m de l'arrivée.Une arrivée triomphale m'était réservée, me faisant oublier les doutes d'avant.Une fois descendu à Chamonix en télécabine, je retente le coup en mangeant du solide au buffet, et là ça passe !Je prends une montagne de riz, taboulet et autre accompagné de 2 verres de bière du Mont Blanc..

La calèche : émotions, fondue et au revoir
Avec coucourdejeau on a décidé de se venger sur une fondue complète avec en accompagnement des pommes de terre et charcuterie.Chacun raconte ses aventures mais je n'en dis pas plus, car je pense que de savoureux cr vont suivre ( n'est-ce pas lecousin? ) Comme j'étais le dernier clm j'ai eu droit au haribo d'honneur ( si! si! )Le lendemain je flâne une dernière fois à Chamonix, rencontrant lecousin ( peut-être à Marseille-Cassis )C'est un vrai déchirement de prendre le train,et quand je rentre à Paris l'air pollué me fait prendre conscience que vous les provinciaux avez du mérite de faire le marathon de Paris.Je suffoque, il fait trop chaud, c'est trop lourd, j'étais trop bien là-bas, dans les Alpes..... Zermatt pour 2010 ??????



Je dédie ce long cr aux clm qui m'ont inspiré par leur récit de cette course version 2007 et 2008, je rejoins leur avis, je vous encourage à le faire, ça vaut le coup.Un remerciement particulier à Bogeyman, Catson, Basilio et Danye pour leur tuyaux, conseils, encouragements et gentillesse.Je coupe avec la course à pied pendant un mois ( mais pas avec le sport ), afin de retrouver l'envie et l'énergie pour les courses du sud :l'Aubisque, Marseille-Cassis et enfin le très attendu Nice-Cannes !

4 commentaires:

  1. Super CR je l'ai lu deux fois, une fois sur CLM et une fois ici :). Bravo pour ton combat !
    Qu'est ce que tu as bien galère à partir du 31km ...
    Ça donne bien envie d'aller faire le marathon du Mt Blanc mais sans les côtes :)

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  2. @ k'koud : il n'y a plus que les photos et les vidéos à montrer, du boulot en perspective.....

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  3. J'avais hate de lire,c'est tjr un bonheur,un reve...
    merci Gilles

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  4. Bon , j'ai déjà écrit mon commentaire sur CLM mais je réitère : Bravo !
    Et à+ , je pars en vacances ce we en Italie .
    Ciao
    Patrice

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